Les objets chamaniques de JOAN PINCHU SHAMAN À THÉLIS-LA-COMBE

La lutherie chamanique avec votre chaman guérisseur dans la Loire !

Ici, commence une nouvelle page, un nouveau chemin. J’évoque ici un aspect concret, spirituel, créatif de la relation de l’être humain à l’univers. Ce qui nous conduit directement à ce qui peut être sous formes grossières, voire extrêmement subtiles, à savoir : les sons et les vibrations. Ce sont ces forces-là qui nourrissent et animent le chamanisme. Par exemple, l’image du tambour est indissociable du chaman. C’est donc naturellement que je vais ouvrir cette page d’échange, de partage et encore plus terrible parfois d’enseignement.

Pour combler un peu mon ignorance, j’ai consulté Wikipédia qui me dit qu’à l’origine, le luthier est celui qui fabrique des instruments à cordes (pincées ou frottées), on dit facteur d’instruments pour la fabrication des autres instruments bien qu’aujourd’hui l’appellation de luthier et lutherie tend à se généraliser. Mais loin de ces considérations, ce qui m’intéresse ici est l’approche de la fabrication d’instruments chamaniques que pour faire simple nous appellerons lutherie chamanique.

Premièrement, un rituel chamanique peut être tout à fait isolé et exécuté dans la solitude par un chaman avec son instrument chamanique. D’autres rituels se pratiquent en groupe, ou corps social avec un chaman qui conduit le rituel. D’autres rituels encore peuvent se produire en rassemblant un groupe de chamans et un groupe de personnes. Dans tous les cas le chaman opère avec ses instruments chamaniques. Dans une pratique collective, il peut tout à fait y avoir des instruments qui n’ont pas charge chamanique. Pour autant, leur énergie n’est pas négligeable, bien au contraire : ils servent de force d’appoint pour le chaman et sont de puissants alliés à la cohésion sociale et par là même à la réussite de la pratique.

Donc, pour cela, tout un chacun(e) peut acquérir un instrument baptisé chamanique dans une de ces nombreuses boutiques qui fleurissent au gré du marché, en faire un usage personnel et un usage d’appui dans de tels rituels. Il va sans dire la nécessaire conscience de ces actes, que ce soit pour soi ou pour autrui. Je me doute que nous arrivons à la question légitime : « mais, qu’est-ce qu’un instrument chamanique ? »

Question simple, mais réponse complexe à laquelle je vais tenter d’apporter quelques éclairages. Tout d’abord, qu’est-ce que cela n’est pas : ce n’est pas un objet de désir ni un objet festif, un jouet, un objet décoratif, bref ce n’est pas une chose inerte. Il est important de percevoir que c’est un instrument « VIVANT ! », c’est-à-dire qu’il est animé par une âme qui est en relation intime avec l’âme du chaman.

Mais comment cela se fait-il ? Gardons à la conscience que cette vision des choses perdure depuis des millénaires, sous toutes les latitudes et dans toutes les cultures. Juste un exemple : les masques africains ou bien encore les poupées katchinas. Leur réputation d’être chargés d’énergie qui peut être dangereuse garde encore d’angoissant mystère. Autrement dit, un instrument chamanique est un être et pas seulement un objet. Il est à percevoir comme un esprit allié avec pour exigence, pour le chaman, d’avoir une relation et d’entretenir une relation avec son esprit allié matérialisé par un instrument. À l’instar des relations interhumaines, cela demande une attention, sinon la relation perd de la force donc du pouvoir, il en est ainsi des instruments chamaniques.

À savoir et à garder à l’esprit que le pouvoir (au sens noble) n’est jamais acquis. De même, la force d’un instrument chamanique ne réside pas dans son esthétique et il n’est pas fait par exemple pour faire de la belle musique. Rappelons-le : sa force, c’est la force de son âme.

L’autel chamanique

L’ « autel » chamanique se dresse soit sur une peau d’animal, une surface de tissu de couleur symbolique, un tertre de terre. Y sont déposés des éléments évoquant la terre, l’air, l’eau, le feu, des plantes sacrées, des pierres sacrées et des éléments, des animaux de pouvoir. On peut y adjoindre des instruments chamaniques dans tous les cas des éléments correspondant à son pouvoir personnel.

L’autel permet de se ressourcer, de pratiquer son rituel personnel, de condenser ses propres pouvoirs et de les entretenir. L’autel évolue en suivant l’évolution sacrée du pratiquant. Il catalyse les forces et permet la reliance.

Le Tambour chamanique

Le tambour chamanique est l’emblème par excellence du chamanisme à tel point qu’il fut utilisé comme moyen de répression par les religions colonisatrices pour instaurer leur pouvoir : le catholicisme, le bouddhisme en Mongolie, les baptistes en Scandinavie, etc… Le chaman devait soit se convertir, soit briser son tambour : ce qui équivalait à un suicide pur et simple.N’oublions pas les nombreux chamans qui ont péri dans les goulags du régime soviétique.

Le tambour est le cheval que chevauche musicalement le chaman pour voyager dans les autres mondes.Il est la représentation de l’itinéraire mystique vers le centre du monde.Le symbolisme du tambour est complexe puisqu’il concrétise à lui seul l’univers chamanique. Il est indispensable à la séance chamanique. Son usage est multiple : guider le voyage du chaman dans l’autre monde, reliance à l’arbre cosmique, permettre le voyage de l’âme du chaman, appeler les esprits, rappel de l’âme, soutenir la transe chamanique,  voire appeler la pluie.  Il est également instrument de diagnostic et de guérison chamanique car siège de la force sacrée.Son usage un peu moins fréquent est celui de la divination.

Le tambour porte la voix de l’homme, le rythme vital de son âme ainsi que les remous de son destin.Il est à la fois ciel et caverne. Mais n’oublions pas son rôle de protecteur. Il est à la fois échelle, arbre cosmique, vibration de l’univers, cheval.Le son du tambour est assimilé au son primordial, au battement du cœur de la Terre-Mère.Il représente autant le cycle de l’éternel retour que la conduite du temps en même temps que le dépassement de celui-ci.

En un mot, il est l’instrument de l’harmonie universelle. La construction du tambour répond à une quête, elle est directement inspirée par les esprits.Nous considérons que le bois du tambour est issu de l’arbre cosmique.

Une fois le tambour construit : le bois pour le cadre, une peau pour le couvrir ; il est procédé à La Cérémonie de « l’Animation du Tambour ». Sinon, le tambour ne reste qu’un objet. Un chant est fait pour le bois au cours duquel est chantée l’origine du bois et ses valeurs.Il est fait de même pour la peau : un chant pour l’esprit de l'animal qui s’est sacrifié.Le tambour est fumigué, enduit d’un liquide sacrificiel correspondant à la tradition.Le mien est enduit de liqueur de Palo Santo offerte d’une manière par un chaman d’Amérique centrale.

Je suis porteur du tambour chamanique pour lequel j’ai le plus grand respect.Je partage cette tradition avec les personnes qui suivent mon enseignement.Certains deviennent des porteurs du tambour avec tout l’engagement que cela implique.

N’hésitez pas à prendre contact pour toute question ou même pour partager votre expérience.

Le bâton médecine

Le bâton est un “simple” morceau de bois, mais ce morceau de bois est le support de différentes représentations symboliques que l’on retrouve au travers des différentes traditions terrestres. Pourquoi, un tel pouvoir représentatif ?

Pour cela, il est nécessaire d’appréhender cet instrument en tant qu’extension de la main humaine, elle-même instrument de l’esprit humain. Autrement dit, ce qui permet au spirituel de s’exprimer dans le monde de la matière.

Ainsi, le bâton peut être compris comme un index qui montre, qui désigne, qui juge, qui condamne, qui pointe, qui trace, qui caresse, qui appelle, qui injurie, qui indique une direction voire un désir. Certains d’entre vous, ont encore l’image du maître d’école qui avec sa baguette dirige sa classe voire punit en frappant avec cette même baguette. Pensez au chef d’orchestre qui officie avec une simple baguette.

De même c’est une simple baguette qui sera l’instrument nécessaire à la pratique du tambour. Les rois sont représentés par un sceptre, instrument de l’autorité suprême, du règne sur la matière et l’esprit. Le pape et sa crosse. Le bâton participe des trois règnes : physique, émotionnel, spirituel.

Dans tous ces cas, c’est lui qui représente l’énergie, la force, la direction. Dans la république française le plus haut grade militaire est celui de maréchal symbolisé par le fameux “bâton de maréchal”, représentant à la fois sont grade et son autorité.

Le bâton correspond aussi symboliquement à la colonne vertébrale, véritable arbre de vie autour duquel s’organise la vie de l’homme. Observez les autres peuples, les autres manières de vivre. Voyez, ces bergers dans les terres désolées conduisant leurs troupeaux faméliques. Voyez, ces griots contant les généalogies. Voyez ces rois ou ces dignitaires tous armés d’un bâton, soit une simple branche naturelle ou un bâton délicatement orné et travaillé par un artiste. Voyez le bâton médecine du chaman.

Le bâton dès les origines fut le premier instrument de l’homme car il servit à produire, reproduire et transmettre le feu. Le feu, cette énergie céleste qui, établissant la relation Terre-Ciel, permit à l’homme de survivre et de se développer. C’est aussi le bâton fouilleur permettant d’atteindre des racines nourricières dans la terre, de creuser également à la recherche de l’eau. D’être l’index du temps, en matérialisant l’ombre du déplacement solaire. Le bâton sert également à tenir un danger à distance, il marque le territoire personnel proximal.

Le bâton est représentatif du symbole important de l’axe cosmique, cet axe qui délimite le temps et l’espace, autour duquel s’articule l’univers, autour duquel tourne la roue cosmique, des réincarnations, des morts et résurrections.

L’axe autour duquel de développe le destin d’une existence humaine, d’une civilisation ou d’un univers. Il est le centre du cercle zodiacal de toutes les astrologies et de toutes les philosophies. Ainsi, devant la banalité, d’un simple morceau de bois se cache les plus grands mystères de l’univers.

Le bâton, axe du monde, colonne vertébrale, soutien de la marche du pasteur ou du pèlerin, symbole de l’autorité et du pouvoir, symbole de l’esprit pénétrant, comme protection et comme arme. N’oublions cependant pas que le bâton est aussi l’instrument de la punition. Le bâton est aussi la baguette magique de la fée qui par ses pouvoirs ferme ou ouvre l’esprit et transforme le monde. Le bâton est la suprématie de l’esprit sur la matière, la suprématie de l’invisible sur le visible. Le bâton est souvent associé à la symbolique phallique, représentatif de la fertilité, du feu, de la régénération.

Soutien, tuteur, enseignant, initiateur, tel est la magie fondamentale du bâton qui est aussi symbole de renaissance par le symbolisme du rameau qui reverdit, donne un surgeon. Indiquant qu’après une mort apparente, renaît la vie.

L’existence éternelle se trouve donc dans ce message de l’éternel renouveau. Le serpent est souvent associé au bâton, peut-être en tant que symbole justement de renouveau, de changement de peau, de connaissance et de médecine.

Il est d’ailleurs curieux de constater que lorsque l’on hypnotise un serpent, il devient raide comme un morceau de bois. Il suffit alors, de le jeter au sol, pour qu’il retrouve sa nature de serpent. Nous avons dans le symbolisme du bâton, la représentativité à la fois de l’unité et de la dualité. Mais, le bâton est aussi représentatif de la foudre qui s’abat sur la terre pour la féconder.

D’où cette reproduction de frapper le sol avec un bâton dans les rites anciens notamment pour réveiller la terre à l’arrivée du printemps. Le bâton peut même permettre de découvrir de l’eau ou de faire jaillir une source. Le bâton de la sorcière permet le voyage de l’âme. Le chemin de l’initié dans son voyage se retrouve dans le symbole du bâton noueux, chaque noeud étant, une étape, une initiation, un passage, mais également un centre d’énergie.

Le bâton du chaman est symbole de la monture invisible, véhicule des voyages dans les autres mondes, mais aussi de l’autorité qu’a le chaman dans l’exercice de ses dangereux périples. Chez les Amérindiens des plaines, outre le bâton du chaman, il existe différentes sortes de bâton. Le bâton de touche : c’est un bâton qui servait à compter les coups. Au cours d’une bataille, des guerriers intrépides se jetaient au coeur de la lutte et allaient toucher avec le bâton un ennemi.

Plus il comptabilisait de coups, plus c’était un guerrier valeureux et courageux.

Le bâton de parole

Ce bâton servait au cours de conseils, de cérémonie ou de réunion pour résoudre un conflit. La personne qui tient le bâton a la parole. Chacun se doit de l’écouter attentivement, et le bâton circule dans le cercle. Chez, les anciens scandinaves le même procédé avait lieu : un sexe de cheval embaumé tenant lieu de bâton. Chez ces même scandinaves, le bâton d’infamie servait pour agir magiquement envers des personnes ennemies.

D’ailleurs chez les chamans Nordique le bâton porteur des Runes est l’instrument magique, de connaissance et de pouvoir par excellence.

Le bâton de prière

Il s’agit d’un bâton élaboré et orné de manière personnelle afin d’être un outil de reliance spirituelle avec le grand mystère.

Les pierres